Avant de prendre la route vers la Nécropole, les Gardiens de l’Éternelle Aurore, à peine sortis du scriptorium et toujours dans le quartier des temples, s’entretiennent avec frère Vifier pour partager leurs découvertes et le mettre une nouvelle fois en garde contre les menaces internes au clergé de Lothian… et l’inciter à rassembler des camarades toujours fidèles au message de Lothian. Alors que les compagnons font le point sur les allégeances et la nécessité de rester soudé, Delès s’emporte devant les mots de Mork et décide de se rendre chez les Abbercombe pour organiser sa présence au couronnement du lendemain avant de retourner à la Tour pour quelques préparatifs. Le reste du groupe se rend à l’île de Clasthamus, répondre à la convocation du Cercle par Minerva, non sans apercevoir quelques spectres rôdant étonnamment sans se montrer agressifs.

Sur l’île de Clasthamus, havre du disparu Akell Makar, Mork rencontre Keyuk, de la Tribu perdue de l’Ours, chassée de la Forêt Pâle au cours du règne de Nassiral Hate. Avec le retour de cette dernière tribu, le peuple orc se trouve de nouveau rassemblé et renforce la coalition rassemblée par les aventuriers. Minerva et le reste du groupe retrouvent également Kindrith, envoyée des Druides d’Ebernath, Kreoss, centaure de la colline d’Émeraude, Parvandira, prêtresse de la Dame des Fleurs et font la connaissance d’Aliram.
Après avoir un tirage de cartes dévoilant l’immense enjeu qui attend Ptolus, Minerva entame une cérémonie dont Grelot approfondit encore l’intensité au rythme d’une fascinante mélopée. Canalisant les énergies magiques du cristal et des participants, Minerva parvient tout à la fois à concentrer et diffuser le flux arcanique, élargissant le cercle jusqu’à y englober Topo/Tharkon. Plongé au coeur de la trame, ce dernier se trouve séparé et purgé de la magie chaotique qui l’habitait avant d’être rempli d’une source nouvelle, brûlant d’un feu intense et dissipant même jusqu’à l’oeil sombre et teinté qu’arborait le sorcier. Au même moment, la Graine du Soleil fusionne avec le Cristal Arcanique, pour redonner à la Graine, conjuguant désormais davantage de pouvoir, son apparence originelle.

Bouleversés autant que rassérénés, les compagnons reprennent le chemin de la Tour ou chacun savoure un moment de repos bienvenu après avoir retrouvé quelques-uns des guerreirs de Valagie arrivés par le cercle de téléportation. Au matin, tous se retrouvent, Delès et Mork dissipent leur querelle de la veille tandis que Erin Abbercombe et son escorte se présentent et emmènent avec eux les Gardiens de l’Éternelle Aurore… et l’Empereur de Valagie qui profite de sa propre garde personnelle.

Aux alentours de l’imposante et solennelle cathédrale Saint Valien se masse déjà une foule imposante de citoyens, de voyageurs et d’invités plus ou moins prestigieux issus des confréries et autres guildes plus ou moins prestigieuses de la cité. Un temps retenus par quelques gardes tâtillons, quelques mots de Grelot suffisent aux Gardiens pour accéder à l’intérieur de la cathédrale où se pressent représentants du clergé de Lothian, des maisons nobles et des corporations les plus en vue. Après quelques échanges de coups d’oeil avec de vieilles connaissances (des membres des familles Khatru, Dallimothan, Kath et Erthuo aux Saadar, Vladaam, Abanar…), chacun gagne sa place et alors que le brouhaha s’éteint, la cérémonie du couronnement démarre par une belle matinée du solstice d’été.

Alors que le Haut-Prélat Adlam Théobold est soutenu par deux novices, la chorale soutenue par les plus grands bardes de Ptolus entame un hymne puissant au futur couronné puis l’archiprêtre Marce Sallim s’avance pour entamer son prêche. Alors que la voix du clerc commence à résonner dans la cathédrale, la magie cléricale rend transparents les murs de la cathédrale et fait résonner loin les mots prononcés, pour que la foule rassemblée puisse clairement les entendre. Le prêche achevé, le Haut-Prélat se lève difficilement avec l’aide de ses assistants pour s’approcher de l’autel. Du choeur surgit alors Grelot, brandissant les parchemins trouvés dans le scriptorium. Le barde dans un discours enflammé conteste l’interprétation par le clergé du texte évoquant la nomination d’un empereur et tente de convaincre l’assistance – et un Adlam Théobold rendu furieux par l’intervention – qu’une partie du clergé de Lothian s’est détourné de son voeu pour servir de sinistres desseins.