Rédemption

Tandis que le débat lancé par Grelot bat son plein, Marce Sallim vocifère soudain « Qu’importe, puisqu’il y a déjà un autre empereur ! » avant que Cear, l’assassin dont Minerva et Grelot pensaient avoir aspiré l’essence, surgit de l’ombre et se rue vers Delès Muss qui, pris par surprise, parvient à parer un des assauts du tueur, mais pas le second. Si la blessure n’est pas mortelle, le sang gicle cependant abondamment.

Cear surgit pour frapper l’empereur de Valagie.

Au même moment, dans les rangs de l’assistance nombreuse, les masques tombent, comme possédés par des entités démoniaques, nombre des représentants des familles Saadar, Vladaam ainsi que des agents des Balacazar et bien d’autres se transforment et commencent également à semer la mort dans les rangs d’une assistance médusée, partagée entre panique et résistance. Et parmi les mères en attente d’enfants à naître, l’horreur point quand de leurs ventres surgissent en griffant et taillant les chairs, des êtres corrompus par une essence tout aussi démoniaque. Alors que de sinistres ombres se manifestent, les Gardiens entrent en action, répliquant aux assaillants et protégeant autant que possible le public. Mais leurs ennemis sont nombreux. Dans un recoin de la cathédrale, Eymon Vifier continue de prier Lothian implorant qu’il nomme un empereur pour assister la ville en cette heure de grand danger. Alors que le combat fait rage, un autre invité se révèle, arrachant sa peau d’homme, un elfe à la peau sombre et prend part au combat.

Un ancien et puissant mal revient…

L’affrontement est intense et brutal au milieu de la cohue. Des gardes de la cité menés par le prévôt Bors tentent d’intervenir mais sont vite arrêtés et alors que le chaos et la folie gagne lentement les rues de la ville, un rayon de lueur, traversant les vitraux de la cathédrale Saint Valien semble parcourir l’assistance… avant de s’arrêter sur Erin Abbercombe, semblant la désigner. Alors que Cear semble se détourner de Délès et que l’elfe sombre cherche à écraser les Gardiens de l’Éternelle Aurore, ces derniers reçoivent l’aide inattendue de Tharkon, dernier « frère » de Topositro et renversent le combat parvenant à vaincre l’elfe sinistre que ses complices semblent lâcher . Dehors, la ville a sombré dans le chaos, alors qu’une pluie noire tombe des cieux sombres sans discontinuer, semblant parasiter et éteindre la magie des puissances… alors que de la Nécropole émerge une vaste armée de morts-vivants qui déferlent bientôt sur la cité.

De nouveau, les morts marchent sur le monde

Barricadés dans la cathédrale devenue un havre au milieu du chaos, les compagnons décident de faire raccompagner Erin vers la tour où elle sera sans doute mieux défendue. Dans le même temps, Grelot, avec un orchestre improvisé composé de quelques bardes réunis dans le choeur de la cathédrale, commence à diriger le morceau patiemment reconstitué ces derniers temps alors que le reste de la troupe profite d’un bref moment de répit. Sous une pluie sombre, la musique, amplifiée par la magie du barde bicolore résonne bientôt dans toute la cité avec une intensité grandissante. Au sommet du crescendo final, un immense craquement retentit dans les cieux et bientôt, des roches brisées tombent de son sommet détruit, propulsant également une forme qui vient s’écraser en contrebas, non loin de la cathédrale.

Talos, dernier membre de l’Heptarchie et gardien du Cénotaphe de Lothian

Alors qu’ils se précipitent sur les lieux, les compagnons découvrent Talos, dernier membre de l’Heptarchie et consacré à la protection du cénotaphe de Lothian, dernière protection contre le retour de l’Ombre. Après quelques échanges à propos de la direction à prendre, apparaissent de nouveaux ennemis marchant désormais au grand jour. Profitant de l’intense bataille qui s’engage entre Mork, Delès, Flix, Galenos et le nécromant, Cear l’assassin, surgit de nouveau pour frapper Talos tandis que le mage elfe aux traits pâles se rue vers Minerva pour lui dérober la Graine de Soleil. Topo et son double, comme Grelot puisent dans leurs mots et leur magie pour leur apporter le maximum de soutien.

Les lieutenants sortent de l’ombre

Alors que l’affrontement commence à faire des ravages, des renforts inattendus se manifestent quand la reine de la Forêt Pâle surgit pour s’en prendre à Ardherin, l’archimage elfe. Dans son sillage, des guerriers orques de tous les clans se déploient, non sans avoir salué Mork le Kisane-eh, pour combattre la nuée de morts-vivants qui envahit la cité. Dans un accès de colère, de folie et de rage mêlées, au mépris de tout le reste, elle se rue sur lui pour l’écraser de sa magie tandis que Minerva convoque la moindre étincelle de magie et puise dans la force du monde pour tenir tête à leurs ennemis avec l’appui des Gardiens.

Un appui inattendu
Minerva puise dans les forces conférées par le monde pour convoquer toute sa puissance magique

Alors qu’Ardherin est brutalement vaincu, un autre adversaire surgi des cieux, un immense dragon noir se joint au combat et inonde les combattants de son souffle destructeur. Alors que Cear est pris dans un duel entre Flix et l’Empereur de Valagie qui finit par tourner à l’avantage des deux Gardiens. Ces derniers, sentant approcher la fin, lancent toutes leurs forces dans la bataille tandis que Mork se rue vers le dragon gigantesque au mépris de sa vie, suivi par Galenos porté par la magie féérique. Pilonnée par Topositro et Tharkon, la non-vie du nécromancien semble trop intense pour être soufflée si facilement, mais leurs magies ne lui laissent pas de répit tandis que Minerva convoque également un dragon fantasmagorique dont le souffle frappe leurs ennemis.

La colère de l’ombre.
Les preneurs de vie s’affrontent

Dans l’air brassé par les ailes du dragon, le fracas des armes et la puissance des énergies magiques convoquées, Cear finit par plier à son tour éreinté par les coups de la gigantesque lame de Délès autant que les coups de dague de Flix. Alors qu’un dernier souffle de vie le quitte, ce qui reste de lui est attiré par une présence aussi immense qu’irrésistible qui se manifeste bientôt…

La voix de l’Ombre

En quelques instants, alors que la ville est toujours la proie de la pluie noire et d’affrontements incessants qui en font trembler jusqu’aux fondations, un étrange calme gagne les Gardiens de l’Éternelle Aurore qui se rassemble derrière Grelot, lequel entame un débat avec celui qui semble bien être leur ennemi et l’ennemi de leur monde. Le barde bicolore, soutenu par ses compagnons, use de ses mots pour tenter de convaincre l’Ombre qu’il n’a rien à gagner à détruire leur monde. Résolu à s’échapper de sa prison, ce dernier résiste aux suggestions du barde et se montre sceptique et décidé à la destruction. Dans un élan inattendu, Grelot choisit alors d’inonder le sinistre dieu déchu de l’amour qu’il a perçu, ressenti et partagé au fil de ses pérégrinations sur Eadar, déstabilisant leur adversaire. Pressant son avantage, le barde l’invite à changer de perspective, à se faire aimer de ses habitants en devenant le protecteur d’Eadar et à les aimer en retour.

Le dernier récital du barde bicolore.

Etonnamment touché par la supplique des Gardiens de l’Éternelle Aurore, le dieu sombre accepte de devenir le protecteur de ce monde, renvoyant les morts, chassant les ténèbres, dispersant la poussière et relevant les ruines. Une aube nouvelle se lève et avec elle un nouveau monde commence.

Le cercle et le couronnement

Avant de prendre la route vers la Nécropole, les Gardiens de l’Éternelle Aurore, à peine sortis du scriptorium et toujours dans le quartier des temples, s’entretiennent avec frère Vifier pour partager leurs découvertes et le mettre une nouvelle fois en garde contre les menaces internes au clergé de Lothian… et l’inciter à rassembler des camarades toujours fidèles au message de Lothian. Alors que les compagnons font le point sur les allégeances et la nécessité de rester soudé, Delès s’emporte devant les mots de Mork et décide de se rendre chez les Abbercombe pour organiser sa présence au couronnement du lendemain avant de retourner à la Tour pour quelques préparatifs. Le reste du groupe se rend à l’île de Clasthamus, répondre à la convocation du Cercle par Minerva, non sans apercevoir quelques spectres rôdant étonnamment sans se montrer agressifs.

Sur l’île de Clasthamus, havre du disparu Akell Makar, Mork rencontre Keyuk, de la Tribu perdue de l’Ours, chassée de la Forêt Pâle au cours du règne de Nassiral Hate. Avec le retour de cette dernière tribu, le peuple orc se trouve de nouveau rassemblé et renforce la coalition rassemblée par les aventuriers. Minerva et le reste du groupe retrouvent également Kindrith, envoyée des Druides d’Ebernath, Kreoss, centaure de la colline d’Émeraude, Parvandira, prêtresse de la Dame des Fleurs et font la connaissance d’Aliram.

Après avoir un tirage de cartes dévoilant l’immense enjeu qui attend Ptolus, Minerva entame une cérémonie dont Grelot approfondit encore l’intensité au rythme d’une fascinante mélopée. Canalisant les énergies magiques du cristal et des participants, Minerva parvient tout à la fois à concentrer et diffuser le flux arcanique, élargissant le cercle jusqu’à y englober Topo/Tharkon. Plongé au coeur de la trame, ce dernier se trouve séparé et purgé de la magie chaotique qui l’habitait avant d’être rempli d’une source nouvelle, brûlant d’un feu intense et dissipant même jusqu’à l’oeil sombre et teinté qu’arborait le sorcier. Au même moment, la Graine du Soleil fusionne avec le Cristal Arcanique, pour redonner à la Graine, conjuguant désormais davantage de pouvoir, son apparence originelle.

La magie de Minerva et les notes de Grelot se combinent.

Bouleversés autant que rassérénés, les compagnons reprennent le chemin de la Tour ou chacun savoure un moment de repos bienvenu après avoir retrouvé quelques-uns des guerreirs de Valagie arrivés par le cercle de téléportation. Au matin, tous se retrouvent, Delès et Mork dissipent leur querelle de la veille tandis que Erin Abbercombe et son escorte se présentent et emmènent avec eux les Gardiens de l’Éternelle Aurore… et l’Empereur de Valagie qui profite de sa propre garde personnelle.

L’empereur de Valagie arpente Ptolus.

Aux alentours de l’imposante et solennelle cathédrale Saint Valien se masse déjà une foule imposante de citoyens, de voyageurs et d’invités plus ou moins prestigieux issus des confréries et autres guildes plus ou moins prestigieuses de la cité. Un temps retenus par quelques gardes tâtillons, quelques mots de Grelot suffisent aux Gardiens pour accéder à l’intérieur de la cathédrale où se pressent représentants du clergé de Lothian, des maisons nobles et des corporations les plus en vue. Après quelques échanges de coups d’oeil avec de vieilles connaissances (des membres des familles Khatru, Dallimothan, Kath et Erthuo aux Saadar, Vladaam, Abanar…), chacun gagne sa place et alors que le brouhaha s’éteint, la cérémonie du couronnement démarre par une belle matinée du solstice d’été.

Marce Sallim, archiprêtre de Lothian entame son prêche.

Alors que le Haut-Prélat Adlam Théobold est soutenu par deux novices, la chorale soutenue par les plus grands bardes de Ptolus entame un hymne puissant au futur couronné puis l’archiprêtre Marce Sallim s’avance pour entamer son prêche. Alors que la voix du clerc commence à résonner dans la cathédrale, la magie cléricale rend transparents les murs de la cathédrale et fait résonner loin les mots prononcés, pour que la foule rassemblée puisse clairement les entendre. Le prêche achevé, le Haut-Prélat se lève difficilement avec l’aide de ses assistants pour s’approcher de l’autel. Du choeur surgit alors Grelot, brandissant les parchemins trouvés dans le scriptorium. Le barde dans un discours enflammé conteste l’interprétation par le clergé du texte évoquant la nomination d’un empereur et tente de convaincre l’assistance – et un Adlam Théobold rendu furieux par l’intervention – qu’une partie du clergé de Lothian s’est détourné de son voeu pour servir de sinistres desseins.

Le sombre et le sacré

Un bref passage par la Tour permet aux Gardiens de rencontrer le frère Eymon Vifier venu autant prendre de leurs nouvelles que discuter avec eux des questionnements internes qui traversent le clergé de Lothian. Surpris par la vindicte des compagnons il avoue ne pas avoir la même approche méfiante quant à l’annonce du prochain couronnement d’un empereur mais confesse également ne pas être totalement en confiance en ce qui concerne les agissements de l’entourage du Haut-Prélat Adlam Théobold envers lequel il n’a toutefois aucun grief particulier à formuler. Ne faisant pas partie des hautes instances du culte, il n’a guère de prises sur les décisions du moment mais se propose de conduire tout le monde jusqu’au scriptorium situé dans les sous-sols non loin de la cathédrale Saint Valien.

La cathédrale Saint-Valien où sera bientôt proclamé le nom de l’empereur

En se faufilant des les souterrains qui semblent largement désertés, Delès, Minerva, Grelot, Topo, Flix et Mork, toujours guidés par Eymon, découvrent un large amoncellement de parchemins plus ou moins anciens et plus ou moins cryptiques contenant des prêches, interprétations, recommandations liturgiques, exégèses et autres écrits de Lothian et de ses successeurs. Ils font la connaissance du vicaire Sandin, vieillard un brin lunaire et aveugle qui semble parler à sa lanterne mais se dirige parfaitement dans l’entrelacs des rayonnages et autres armoires jusqu’à les guider d’abord vers le texte annonçant la nomination d’un empereur puis, vers des écrits de Lothian lui-même dont les talents conjugués de Flix et Grelot parviennent à dénicher deux pages jusque-là dissimulées.

Le vicaire Sandin, étrange gardien du scriptorium

Alors qu’ils déchiffrent à grand peine les parchemins dénichés, des présences jusque-là lointaines se manifestent et foncent vers le groupe. Dissimulés sous de grotesques robes de bure, d’ignobles créatures démoniaques entourent bientôt les aventuriers et le combat s’engage entre les écrits mystiques. Galvanisés par la voix de Grelot, Delès et Mork se découvrent des capacités insoupçonnées, Flix glissent d’ombre en ombre pour délivrer des frappes d’une précision mortelle et, malgré les assauts furieux des créatures et les nuages d’insectes maudits qu’ils projettent, finissent par en venir à bout dans le capharnaüm du scriptorium. Pressés de quitter les lieux avant que l’alarme ne soit donnée, les Gardiens de l’Éternelle Aurore regagnent les rues de la cité pour se diriger les l’île de Clasthamus ou le Cercle a été convoqué par Minerva.

Sandin n’est pas le seul à rôder dans les sous-sols…

Vers la lumière

Alors qu’ils remontent des tréfonds des souterrains de Ptolus, les Gardiens progressent dans les pas de Flix et Grelot vers la surface, en passant par les tunnels masqués par la massive machine. Alors que la surface se fait proche, ils débouchent dans des entrepôts souterrains, rassemblant le nécessaire à des préparatifs fastueux, probablement pour le couronnement qui s’annonce… et tombe bientôt sur quelques gardes, arborant les armoiries de la maison Abanar, que les compagnons ont tôt fait de circonvenir avec autant de brutalité que de rapidité.

Dans les sous-sols de la maison Abanar, on s’affaire

Découvrant que la maison semble semble se préparer avec minutie à l’évènement, le groupe hésite à y pénétrer plus avant mais finit par se raviser et de choisir de se faufiler hors de son enceinte sous couverture magique et autres déguisements. Alors que la troupe s’apprête à rejoindre la rue, quelques gardes de la cité semblent apercevoir leur présence mais un imposant carrosse frappé du symbole de la maison Dallimothan arrive alors dans la rue et embarque les compagnons.

Lan, prince des Célestes et ancestrale vigie d’ailleurs

À l’intérieur, Grelot, Mork, Minerva, Topo/Tharkon ainsi que Flix et Galenos, rencontrent Kristol Dallimothan et son invité, un homme âgé appuyé sur une canne dont Minerva, Topo/Tharkon et Grelot réalisent bien vite qu’il s’agit d’un puissant céleste dissimulé. L’un et l’autre s’enquièrent de l’état des compagnons, de leurs faits et gestes et de leurs trouvailles récentes. Lan, le céleste, en profite pour partager quelques connaissances sur l’Ombre et ses manigances millénaires, mettant en garde les Gardiens contre l’usage du mal pour combattre le mal. La discussion se poursuit au sein de la demeure des Dallimothan où Grelot et ses compagnons cherchent à glaner davantage de soutien, avant de partir pour la Tour et retrouver Rocco.

Entrevue chez les Dallimothan

Monstres et tréfonds

Plongé dans les souterrains de la ville, les Gardiens explorent les galeries qui se dissimulent sous l’étrange demeure découverte. Après avoir crocheté une porte, ils découvrent une étrange salle laissant entrevoir trois conduits translucides dans lesquelles des silhouettes semblent flotter. Décidés à les libérer, Mork et Délès brisent les conduits qui déversent un fluide irisé en partie translucide dans la salle et dévoilent 3 captifs enserrés dans des harnais métalliques qu’ils ont tôt fait de briser. Parmi les captifs, un prêtre de Lothian âgé, enlevé aux abords du scriptorium, une naine enlevée en ville et un satyre au service de la cour du Sildanyr et de l’Homme Vert.

D’étranges formes semblent flotter dans le liquide…

Si les deux premiers préfèrent tenter de regagner la surface, ce dernier, Galenos Courtecorne, lui-même venu enquêter sur la source de l’ombre, décide de prêter main-forte aux compagnons. Prolongeant leur exploration, les aventuriers déboulent dans un repaire de cultistes qu’ils affrontent séance tenante, croisant un homme-ours qui ne leur est pas inconnu mais également une créature démoniaque. Le repaire exploré, Galenos trouve le reste de son équipement et, rendu confiant par l’affrontement, le groupe poursuite sa descente pour trouver une large caverne aux murs de cristal au milieu de laquelle flotte une plate forme singulière entourée d’autres cultistes. Après un nouvel affrontement principalement réglé grâce à d’astucieux usages de leurs talents magiques, les compagnons – en fouillant l’autel – trouve un calice de simple facture qui semble transformer tout breuvage qu’il contient en liquide guérisseur.

Galenos Courtecorne, héraut de l’Homme Vert

Incapables de trouver un moyen de descendre dans le fond de la vaste caverne, les compagnons (sauf Topo/Tharkon, temporairement doué de la capacité de descendre le long des murs abrupts) se lancent dans le vide et sont rattrapés par la magie de Delès (ou par celle de sa cape pour Flix) et atterrissent au milieu d’étranges hybrides : des créatures humanoïdes auxquelles ont été greffées des tuyaux, boulons, pistons et autres étranges ajouts mécaniques. Usant efficacement de leur magie et de leurs lames, les aventuriers finissent par venir à bout des monstres et explorent une série de cavernes dessinant un campement sommaire et semblant dissimuler quelque chose de plus sinistre. Ils découvrent en effet dans un espace en stase des monceau de corps et bouts de créatures diverses dont des parties semblent parfois avoir été prélevées…

Au fond de la salle, une singulière et effrayante machine se dresse…

Poursuivant leur périple, accompagnés par Galenos et sa magie féérique, les compagnons pénètrent ensuite dans une vaste caverne au sol dallé, progressant en degrés vers une énorme machine, imbriquée dans la paroi et semblant descendre depuis les hauteurs souterraines. Devant elle, des cultistes s’agitent marmonnant d’étranges prières impies. Alors qu’ils se ruent à l’assaut, Mork, Delès, Minerva, Grelot, Topo/Tharkon, Flix et Galenos découvrent une autre présence devant la machine, elle aussi modifiées par des ajouts impies. Alors que le combat s’engage, les sectateurs sonnent l’alerte et déclenchent l’arrivée de renforts qui les obligent à mettre toutes leurs forces dans la bataille.

Dans le monde astral, Minerva tente le tout pour le tout pour interrompre le flux d’énergie magique.

Grièvement blessée, Minerva parvient à trouver refuge dans le monde astral tandis que ses compagnons affrontent leurs adversaires. Alors que la magicienne tente d’interrompre le flux magique pour bloquer la machine, Totopo/Tharkon se sert des indices récoltés en chemin pour reproduire une séquence particulière sur les étranges cadrans qui ornent les flancs de l’édifice. Devant la construction de métal, de magie et de malignité, les combattants reconnaissent enfin leur opposant : il s’agit de Narlen, un mage fasciné par les manipulations contre-nature. Alors que la résistance de ses sbires faiblit, une de ses dernières créations surgit.

Le fruit d’expériences interdites surgit.

Mais les Gardiens de l’Éternelle Aurore ne s’en laissent pas compter. Tandis que les coups épuisent le monstre, Topo/Tharkon parvient -avec Grelot- à achever la combinaison alors même que Minerva, écrasée par l’intensité du flux magique menace de céder. Tandis que le monstre et Narlen succombent, l’infernale création hoquète, tremble et vibre dangereusement, bloquée par l’intervention des compagnons et émettant bientôt vrombissements, claquements et sifflements inquiétants…

Poussiéreux et comploteurs

Les compagnons, après avoir quitté l’auberge de l’Étalon, se mettent en route vers leur repaire, une tour appartenant autrefois au magicien Pirlipopox. Chacun utilise ses propres talents pour approcher discrètement du bâtiment. Certains se rendent invisibles, d’autres misent sur leur agilité naturelle. Une fois sur place, ils constatent que la tour est protégée par une aura magique empêchant les intrusions indésirables. Grelot est le premier à franchir la porte d’entrée et se fait attaquer par une créature surgie des ombres. Heureusement, il reconnaît vite Mioux, la bête éclipsante qu’ils ont adoptée, qui semble simplement garder les lieux.

Rocco et Mioux veillent sur la tour.

Alerté par leur arrivée, Rocco les rejoint rapidement. Après les avoir accueilli chaleureusement, il leur explique qu’en leur absence, il a mis sur pied un réseau de résistance discret composé de gens ordinaires, surnommés les Poussiéreux, un assemblage de gens ordinaires et perçus comme insignifiants (de Melianope la fille du libraire Yul Harvan, Pinno le tailleur de pierre, Till-Nar le fils de Vell-Nar, Tancred Holt de la garde de la ville, et quelques enfants messagers. Ces derniers surveillent les activités de la ville, mènent de petits sabotages et recueillent des informations sur les manigances de la Garde et des factions au service de l’Ombre. Ce soir-là, les compagnons découvrent quelques membres de ce réseau.

Les trafiquants de shivvel se cachent à peine dans les rues de Ptolus.

Ensemble, ils décident d’en apprendre plus sur un mystérieux trafic de shivvel, une drogue dont l’origine semble se trouver sur une île au large des falaises de Ptolus. Après un échange d’informations, les compagnons décident de braver les risques en se rendant dans la Vieille Ville auprès de la famille Abbercombe. Accompagnés d’un des Poussiéreux, ils franchissent le barrage des gardes et rejoignent la propriété de la famille où ils retrouvent Rupert et Erin qui leur exposent la situation de la ville et confirment l’annonce par le clergé de Lothian de la prochaine proclamation d’un Empereur, apparemment annoncé par leurs textes et supposé se dresser pour compenser l’effacement récent des autres Puissances.

Erin reçoit les Gardiens de l’Éternelle Aurore.

En quittant les Abbercombe, Flix et Deles remarquent un individu étrange distribuant du shivvel presque ouvertement. En le suivant jusqu’à une maison servant de repère, ils découvrent un culte menant d’étranges expériences et parviennent à capturer un de ses membres, lequel semble aussi exalté que dépendant et se montre particulièrement fasciné par un fluide sombre. Décidant d’explorer les lieux, ils s’enfoncent dans les souterrains et affrontent des hommes-rats et une substance gélatineuse avant de s’arrêter devant une porte fermée par un verrou complexe que Flix parvient à crocheter.

« Ouuuuii, goûtez ccccette décoction… »

Regagner la ville

Tandis que Mork retrouve ses esprits, après quelques heures agitées, allongé sous les pins sur les contreforts de la montagne, il fait connaissance avec Rem, un voyageur sauvage venu de Zangala à la recherche de ce qui peut bien bouleverser l’équilibre. Ensemble, ils rejoignent le château de Caronan où les compagnons organisent les forces des géants et des orcs pendant que Grelot, plongé dans le fond du lac hébergeant la créature ancestrale, remonte avec une étrange trouvaille : un étrange oeil racorni…

L’étrange oeil remonté par Grelot

Alors que les compagnons font connaissance avec Rem et discutent de la meilleure façon de se rendre à Ptolus, Minerva et Grelot évoquent aussi la possibilité de fusionner l’étrange oeil avec Topositro/Tharkon qui s’y oppose. Alors que le ton monte, Grelot, pour couper court à la conversation, décide de se le glisser sous le masque… Après quelques secondes de paralysie, le barde semble reprendre ses esprits et la troupe décide de se mettre en route pour Ptolus. Quelques jours plus tard, escortés d’une quinzaine de légionnaires géants, les Gardiens de l’Éternelle Aurore rejoignent la porte Nord de Ptolus.

La cité fourmille toujours autant d’activités

La cité, toujours fourmillante d’activité à cependant changé en leur absence. La présence de la garde jadis relativement sporadique s’est faite plus intense et les compagnons doivent ruser pour échapper à leur surveillance, tandis que Flix et Minerva interviennent pour empêcher la nouvelle de leur retour de remonter aux oreilles du prévôt Bors.

Kri’Na, Saï et Trebaldus, d’anciens comparses de Grelot

Préférant faire profil bas, se sachant surveillés, les Gardiens préfèrent prendre le chemin d’une auberge proche du marché Nord, l’Étalon Rouge. Là, Grelot tombe sur d’anciens comparses. Piqué au vif, le barde bicolore échange quelques piques avec Saï, une barde litorienne, Trebaldus un guerrier humain et Kri’Na un rôdeur orque qui l’ont laissé pour mort après l’avoir battu comme un plâtre le considérant comme trop peu fiable et talentueux pour les accompagner. Malgré quelques tentatives d’échanges plus policées entre Délès et Trebaldus notamment, le ton monte entre les deux bardes qui finissent par se lancer un défi à l’occasion du prochain couronnement d’un empereur.

Qu’est-il advenu de la tour en l’absence des compagnons ?

Dans l’auberge, le jeune voisin du quartier de Rivergate vient délivrer un message aux Gardiens : Rocco leur enjoint d’être prudents et annonce que la demeure est surveillée. Désireux de recueillir des nouvelles fraîches auprès de leurs alliés, les aventuriers décident de se diriger vers la tour pour y retrouver Rocco.

Par-delà le temps

Après leur séjour en Valagie et le couronnement de Delès Mus, les Gardiens de l’Éternelle Aurore décident, sur l’insistance de Minerva, de convoquer une réunion cruciale. Ils rassemblent autour d’eux tous les alliés qu’ils ont pu convaincre jusqu’ici : des représentants de la Marche des Rois, comme le chevalier Sir Ryhn et l’archidiacre Jeobald, des mages orques appelés par Mork, des druides d’Ebernath, ainsi que les éminents représentants du Sildanyr et de la Pyramide Inversée : Neodantus Felicis et Aveldariën. Sans oublier l’érudit Lairos.

Réunis dans l’Académie des Savoirs, ils débattent longuement. Minerva leur expose son projet ambitieux : créer un réseau de cristaux à travers Eadar, capable de conserver et protéger l’énergie magique face à l’érosion provoquée par l’Ombre. Ils évoquent des sortilèges de partage de flux magique, des théories complexes, et chacun repart avec la promesse de propager cette nouvelle forme de défense.

Minerva réunit un conclave de fins connaisseurs de la magie pour leur exposer son plan

Au cours de ces échanges, Grelot évoque une mélodie incomplète qu’il a recueillie en chemin, et l’un des druides reconnaît un air venu de lointaines jungles de Zangala. De son côté, Neodantus promet à Grelot d’enquêter sur un ecclésiaste de Lothian à Ptolus, que le barde soupçonne d’être lié à des intentions obscures.

Caronan, château de l’effroi…

Finalement, les compagnons décident d’utiliser un cercle de téléportation pour se rendre au Château de Caronan, aussi connu comme le Château de l’Effroi, où une force expéditionnaire a été envoyée mais n’a plus donné de nouvelles. Dès leur arrivée, ils découvrent que les orques et géants présents semblent figés comme sous l’emprise d’une force invisible. Une présence tente de s’emparer de l’esprit des héros, mais grâce à la lucidité de Grelot, qui joue sans relâche une mélodie protectrice, ils parviennent échapper à son emprise.

Descendant dans un puits au cœur du château, ils aboutissent dans une vaste caverne souterraine où un lac noir et froid abrite une créature tentaculaire. Un combat s’engage, et Delès, faisant preuve d’une témérité sans faille, plonge au cœur des flots pour frapper la créature jusqu’à la forcer à battre en retraite.

L’habitant d’en dessous

Épuisés mais victorieux, ils sentent alors une présence fouiller leurs esprits. Minerva parvient à établir un dialogue fragile avec cette entité ancienne, emprisonnée depuis des âges. Cette créature, antédiluvienne, leur révèle qu’elle a été enfermée ici il y a des âges innombrables. Elle leur confie qu’elle détient un savoir particulier : celui de créer des œufs capable d’accueillir des êtres.

Un être est venu autrefois, un être aux intentions sombres, qui a appris d’elle ce savoir. Une fois qu’il l’a eu compris, il l’a scellée dans ces profondeurs, limitant sa puissance en utilisant une créature céleste qu’il a enterrée ici pour restreindre ses pouvoirs. Les compagnons prennent alors conscience que l’ennemi qu’ils affrontent a puisé dans des forces très anciennes, exploitant la créature pour créer ces œufs de ténèbres…

Cycles brisés

Les nouvelles affluent. Des orques alliés confirment leur intention de se joindre aux forces que la Garde rassemble. De la Marche aux Rois, Sir Rhyn promet son aide, ralliant des protecteurs pour la bataille à venir. Mais une ombre pèse sur ces alliances : Osirion, la puissance qui veillait autrefois sur le passage paisible des âmes, ne répond plus. Des rumeurs murmurent qu’il aurait été assassiné, laissant le monde des morts vulnérable, peut-être déjà envahi par une présence hostile. Grelot, revenu de sa récente incursion dans l’au-delà, confirme ces craintes : il a perçu qu’un pouvoir sinistre s’y installe, cherchant à régner sans entrave.

Delès alerte ses soeurs quant aux implications de leur nouveau statut.

Dans ce climat tendu, Deles s’entretient avec ses sœurs. Il les avertit des risques qui pèsent désormais sur elles, devenues membres d’une famille impériale. Il leur demande d’être prudentes, de surveiller les intrigues potentielles de la cour, et de veiller sur Livia Kaede — son épouse et co-régente — afin de s’assurer qu’aucun détournement de pouvoir ne se fasse dans l’ombre. Pendant ce temps, Minerva descend dans les sous-sols de l’Académie des Savoirs. Elle y engrange de nouvelles connaissances magiques. Grelot, lui, s’instruit sur le rôle d’Osirion et comprend mieux l’importance de ce gardien disparu. Enszuite, tout le monde prend de la hauteur pour dénicher un endroit tranquille où Grelot peut faire appel à Raguel, être céleste libéré lors de leur passage dans le Chateau de l’Effroi. Ce dernier se manifeste sans attendre, et prête une oreille attentive aux demandes des Gardiens qui entendent faire appel aux célestes survivants pour se joindre à la lutte contre l’ombre. Mais la discussion s’envenime vite et tourne court quand des lames sont tirées…

Raguel, céleste marqué par son passé

Au détour des rues, Mork croise une jeune femme qui se dit simple bergère. Attirée par la stature sauvage de l’orc, elle l’entraîne dans un moment d’intimité au sein d’une écurie isolée. Leurs échanges sont brefs mais marquent un contraste avec les intrigues politiques qui se trament ailleurs. Et tandis que Minerva et les autres compagnons retournent vers leurs quartiers, l’inattendu frappe. Minerva est abordée par un jeune apprenti, porteur de manuscrits qu’elle avait demandés. Mais sous les parchemins se cache une dague. L’apprenti n’est autre qu’une apparence déguisée de Cear, le Preneur de Vie, une puissance de l’assassinat et de la mort. Il frappe Minerva mortellement.

Minerva, surprise par l’attaque surprise d’un assaillant inattendu.

Un combat éclate dans les ruelles de Valagie. Les prétoriens et les compagnons se précipitent pour défendre la magicienne. Cear se multiplie, frappant avec une détermination redoutable. Et il faut la force des prétoriens conjuguée aux initiatives des compagnons pour renverser un combat mal engagé.

Surgissant des ombres, la mort frappe.

Minerva est jetée au sol à plusieurs reprises, mais dans un ultime effort, elle et Grelot combinent leurs pouvoirs. Grâce au cristal qu’elle détient, Minerva parvient à drainer une partie de l’essence de l’assassin, tout en évitant que cette force obscure ne corrompe sa propre source magique.

Grelot et Minerva affrontent le Preneur de Vie.

La trame et l’Outremonde

Delès dans ses nouvelles responsabilités.

Delès, désormais co-empereur, découvre l’envergure écrasante de son rôle. Conseillé par des figures anciennes de la Valagie, il consacre ses journées à l’organisation militaire et politique : il ordonne le redéploiement des légions, renforce les frontières orientales, envoie des soldats vers les montagnes pour proposer un appui militaire comme Marchepierre l’a requis. Aux côtés de Livia, il façonne les premiers jalons d’un nouveau pacte impérial, tout en gardant un œil vers l’horizon. Grelot, lui, s’éloigne brièvement du cercle du pouvoir. Il déambule dans les places et les halles, à l’écoute du peuple, mesurant la façon dont les habitants perçoivent ce changement de règne. Ses oreilles fines saisissent autant les espoirs que les murmures de doute. Certains acclament la nouvelle dynastie, d’autres redoutent les nouveaux pactes.

Au lendemain du couronnement, la ville retrouve son calme

Minerva, préoccupée par l’instabilité grandissante de la trame magique, demande à Delèss une audience auprès des érudits de Valagie. Accompagnée par Grelot, elle est introduite dans l’enceinte vénérable de l’Académie des Savoirs, un édifice calme au cœur d’un jardin minéral. Là, ils rencontrent Lairos Krell, érudit aux tempes argentées, dont la voix semble venir d’une autre époque. Il les reçoit avec curiosité et écoute. La discussion, d’abord savante, devient bientôt inquiète et passionnée. Lairos confirme leurs craintes : la magie s’érode, comme si une faille invisible aspirait lentement l’essence du monde. Il évoque des effondrements sporadiques de sorts, des lignes telluriques instables, des objets magiques moins efficaces. Dans le sillage de Minerva qui peaufine l’idée depuis quelques temps, ils évoquent la création d’un canal stabilisateur, une trame artificielle, capable de collecter et redistribuer l’énergie magique. Une entreprise colossale, mais peut-être nécessaire. Minerva, toujours lucide, note chaque hypothèse et présente au sage l’artefact qu’elle a créé : un cristal pyramidal d’une grande pureté capable de recevoir et canaliser les flux magiques. Après de longues heures d’échanges, Lairos se met au travail.

Minerva dévoile le catalyseur qu’elle prépare

Pendant ce temps, Delès et Mork alertés par le manège d’un volatile, essaie de retrouver sa trace et se retrouvent à remonter vers les hauteurs du sanctuaire du Parn Geddar et du Temple du Roi des Tempêtes. En fouillant les pentes, ils finissent par trouver une série de cadavres de petits animaux dont les dépouilles semblent déformées, comme corrompues par une force sinistre. Non loin, les deux combattants trouvent les traces d’une cercle magique évoquant une téléportation ou une évocation et subodorent que c’est par ce biais que l’esprit de Kentros, le centaure gardien des pics a pu être souillé.

Le soir venu, Grelot, résolu, tente un geste audacieux. Dans l’amphithéâtre, il rassemble une foule hétéroclite pour offrir un spectacle unique : un chant, une mise en scène intense et dramatique destinée à canaliser l’émotion collective et à l’infuser dans une résonance magique afin de tenter de la convertir en un flux magique. Mobilisant tout son art, la voix et l’instrument du barde tentent de cristalliser le tout en un focus d’émotion brute. En dépit de son immense talent, la connexion à la trame de la magie ne se concrétise pas. L’effet demeure magnifique et la trace qu’il laisse chez tous les participants demeure immense. L’air reste toutefois chargée d’une immense émotion non canalisée.

Grelot livre un récital poignant au coeur de l’amphithéâtre.

Car tous, même séparés, vivent le même rêve, comme tissés dans une même toile. Ils se retrouvent dans une brume épaisse, sur l’île de Clasthamus, au bord d’un lac sans reflet. Là, ils assistent à une scène figée, presque rituelle : la mort de Pirlipopox, figure de leur passé, et la transformation d’Akell Macar, dans un dernier souffle, en un arbre reliquaire, dont les racines enveloppent les statues de héros oubliés. Le temps se tord. Le rêve s’achève dans un gémissement de vent qui semble vouloir les arracher du sommeil. Au réveil, chacun reste un long moment figé dans le silence, le souvenir encore brûlant dans leurs chairs.

À Clasthamus, un nouvel arbre émerge.

Le lendemain, les Gardiens de l’Eternelle Aurore décident de tenter une nouvelle expérience. Grelot demande à ses compagnons de le « tuer » pour lui permettre de franchir la barrière entre les vivants et les morts. Mork et Delès , à contrecœur, acceptent de décapiter le barde, plongeant le barde bicolore dans l’Outremonde. Dans le royaume gris de la Mort, il erre. Autour de lui flottent des âmes désorientées, silencieuses. Après une longue errance, au cours de laquelle il ramène une nouvelle âme vers le monde des vivants, il croise d’autres âmes comme la sienne, encore chargée des souvenirs de leur vie et tente de tendre la main à l’une d’elles, de l’arracher à l’oubli, mais une force puissante le rejette, brutale, presque consciente. Quelque chose veille, dans l’ombre du royaume des morts, une silhouette décharnée et immense — quelque chose qui ne veut pas qu’on dérange l’ordre établi. Il est brutalement propulsé à nouveau vers le monde des vivants, ramené dans son corps, glacé.